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Les journalistes vers la spécialisation sur les questions migratoires au Bénin

  • Photo du rédacteur: Hubert Tomèga
    Hubert Tomèga
  • 6 janv. 2025
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 17 mars 2025


La une du quotidien béninois d'information La Dépêche du  14 novembre 2018. Elle aborde la restauration de la gouvernance du roi Guèzo
Page 1 du quotidien La Dépêche, N°374 du jeudi 13 septembre 2018. Elle traite la spécialisation des journalistes au Bénin sur les questions de migration et de développement.

Créer un réseau des professionnels des médias spécialistes des questions migratoires. C’est l'une des raisons qui sous-tend l’atelier de renforcement de capacité de deux jours initié à l’endroit des journalistes béninois. Ouvert hier mercredi 12 septembre 2018, l’atelier qui devra prendre fin demain jeudi, s’est déroulé au tour du thème : rôle et responsabilité des médias dans le traitement des faits migratoires. Pour la première journée, les participants ont eu droit à trois différentes communications. Les deux premières présentées par l’universitaire Benoît Sossou Koffi se sont déroulées autour des ‘’terminologies et sources d’information’’ en matière de migration et les ‘’niveaux de vulnérabilités du migrant sur la route migratoire’’. Le troisième et dernier panel de la journée a permis aux professionnels des médias de découvrir l’approche et les perspectives de l’un des partenaires de l’atelier, Helvetas sur la migration et le développement local.


    Article sur l'atelier de formation des journalistes au Bénin sur la thématique ''migration et développement". Extrait page 12 du quotidien La Dépêche du jeudi 13 septembre 2018
Article sur l'atelier de formation des journalistes béninois sur la thématique ''migration et développement". Extrait page 12 du quotidien La Dépêche N°374 du jeudi 13 septembre 2018

Cette dernière communication présentée par Hyacinthe V. Agbadjagan a démarré par les motivations de Helvetas à intégrer en 2011 les thématiques de migration et de développement à son portefeuille pour prendre fin par les approches et perspectives de la structure partenaire sur la migration. Dans son développement, le chargé du projet migratoire et développement à Helvetas, Hyacinthe V. Agbadjagan a établi le lien étroit entre ‘’migration et développement ‘’, deux concepts jugés contradictoires dans l’opinion publique. Tout en soutenant comment la migration contribue au développement, le communicateur a prouvé sur une étude de la banque mondiale la forte concentration-le taux élevé-du flux migration des pays du nord

vers ceux du sud. Selon l’étude, la migration internationale est évalue à 43 millions d’individu par an, celle interne ou nationale à 70 millions soit au total 1/7 migrant par an dans le monde. Faut-il le préciser, Helvetas a posé les jalons de sa politique migratoire sur le principe de «Gouvernance et paix». La structure d’origine Suisse présente au Bénin depuis 20 ans se dit prête à accompagner la population sur les questions de migrations.


Plus de confusion entre la migration et mobilité.

C’est l’une des précisons apportées par l’universitaire Sossou Koffi Benoît lors de ses communications à l’atelier. Pour lui, la thématique de migration se différencie de celle de l’immobilité par la notion de changement de lieu de résidence habituel. Les deux concepts se rejoignent dans la définition sur les terminologies de statut juridique, caractère volontaire, pays, territoire d’un pays, les causes du déplacement et mouvement de population, a précisé le communicateur. L’universitaire a aussi insisté sur les concepts de l’altérité migratoire qu’il faut traité avec minutie, précise -t-il. Il s’agit entre autres des concepts d’autochtone, d’allochtone et d’allogène. Pour le communicateur, le concept d’autochtone relève de l’altérité migratoire positive et ceux allochtone et allogène de l’altérité migratoire négative. Les allochtones sont les étrangers non menaçants et les allogènes menaçant, a clarifié l’enseignant à l’université.

Nécessité donc pour les journalistes d'éviter l'usage de certaines de ces expressions pour la cohésion sociale.



Par Hubert Tomèga

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